Séquence de restauration

Séquence de restauration

Cet écran propose l’ordre dans lequel restaurer les applications du projet. Il ne lance aucune restauration et n’enregistre rien. L’ordre est recalculé à chaque ouverture à partir des fiches applications.

Ouvrir l’écran

  1. Ouvrez la fiche du projet.
  2. Cliquez sur la tuile Restauration — Séquence de restauration.
  3. Le titre rappelle le nom du projet et son identifiant.
  4. Retour ramène à la fiche du projet.

S’il n’y a aucune application, le message « Aucune application ou dépendance n'a été configurée pour ce projet » s’affiche. Dès qu’une application existe, elle apparaît dans le tableau, même sans dépendance.

Ce que montre le tableau

ColonneContenu

#

Rang proposé, en commençant à 1.

Application / PRI

Nom de l’application. S’il existe un plan PRA lié à cette application dans le projet, le nom est un lien vers ce plan. Quand plusieurs plans existent, c’est le plus récemment créé qui s’ouvre. Le titre du plan n’est pas affiché dans le tableau.

DMIE (min)

Durée maximale d’indisponibilité estimée, en minutes. C’est le DMIE saisi dans la fiche application (RTR estimé). Un tiret signifie qu’il n’est pas renseigné.

PDME (min)

Durée maximale de perte de données estimée, en minutes (RP réel). Affiché pour information : il ne change pas l’ordre.

Dépend de

Noms des applications du projet dont celle-ci dépend directement. Un tiret signifie qu’elle n’a pas de dépendance interne au projet.

D’où viennent les données

Tout se prépare dans la fiche de chaque application du projet.

  • Temps de reprise : renseignez le DMIE et le PDME. Le DMIE départage les applications qui peuvent être restaurées en même temps, et classe celles qui ne participent à aucune dépendance.
  • Dépendances : dans « Applications dont dépend cette application », indiquez les applications qui doivent être disponibles avant celle-ci. Seuls les liens vers une autre application du même projet sont pris en compte. Un lien vers une application d’un autre projet est ignoré.

Après une modification, rouvrez la séquence : elle est recalculée, il n’y a rien à enregistrer sur cet écran.

Comment l’ordre est calculé

L’idée est de restaurer d’abord ce dont les autres ont besoin, puis de traiter le reste selon l’urgence du DMIE. Plus le DMIE est court, plus l’application est urgente. Un DMIE absent est traité comme le moins urgent. À DMIE égal, le classement se fait par ordre alphabétique du nom.

Le tableau est en deux blocs.

Bloc 1 — applications prises dans au moins un lien. Une application en fait partie si elle dépend d’une autre application du projet, ou si une autre en dépend.

  • Une application n’apparaît qu’une fois toutes ses dépendances directes déjà placées.
  • Quand plusieurs applications sont prêtes en même temps, la plus courte en DMIE passe devant.
  • Les applications qui ne dépendent de rien, mais dont d’autres dépendent, ouvrent donc ce bloc, classées entre elles par DMIE.

Bloc 2 — applications isolées. Ce sont celles qui ne dépendent de personne et dont personne ne dépend. Elles sont listées après tout le premier bloc, classées par DMIE croissant.

Conséquence à connaître : une application isolée avec un DMIE très court reste après toute la chaîne de dépendances, même si cette chaîne est longue. Pour la faire remonter, déclarez-la comme dépendance d’une application du projet, ou rattachez-la au graphe.

Exemple

  • L’annuaire ne dépend de rien. Son DMIE est de 60 minutes. La base de données en dépend.
  • La base de données ne dépend de rien. Son DMIE est de 30 minutes. L’application métier en dépend.
  • L’application métier dépend de la base et de l’annuaire. Son DMIE est de 15 minutes.
  • La messagerie n’a aucun lien. Son DMIE est de 10 minutes.

Ordre proposé : base de données (30), annuaire (60), application métier, puis messagerie. La messagerie a le DMIE le plus court, mais elle est isolée : elle passe après le bloc des dépendances. L’application métier, malgré un DMIE de 15 minutes, attend la base et l’annuaire.

Cycles

Un cycle est une boucle : A dépend de B et B dépend de A, ou une boucle plus longue. L’écran ne peut plus décider qui passe avant l’autre.

Les applications prises dans la boucle, et celles qui attendent une application de cette boucle, sont placées à la fin du premier bloc. Elles y sont classées seulement par DMIE, puis par nom. Les applications du projet qui ne dépendent pas de cette boucle gardent un ordre respectueux de leurs liens.

Un cycle se corrige dans les fiches applications, en retirant le lien qui ferme la boucle.

Limites

  • La séquence est une aide. Elle ne remplace pas la procédure de reprise ni l’ordre prévu dans les plans PRA.
  • Le PDME est visible, mais il ne départage pas les lignes.
  • Les dépendances indirectes ne sont pas répétées dans la colonne « Dépend de » : si métier dépend de la base et que la base dépend du stockage, la ligne métier n’indique que la base. Le stockage est néanmoins restauré avant la base, donc avant le métier.
  • Le lien d’une ligne ouvre le plan PRA le plus récent de l’application. S’il n’y a pas de plan, le nom n’est pas cliquable.

Bonnes pratiques

  • Déclarez les socles en premier : annuaire, bases, middlewares, puis les applications métier qui s’appuient dessus.
  • Renseignez le DMIE de chaque application. Sans lui, l’application est traitée comme la moins urgente de son groupe.
  • Relisez les applications isolées en bas de tableau : une application urgente sans aucun lien n’est pas remontée par son DMIE.
  • Supprimez les cycles avant un exercice de reprise. Tant qu’une boucle existe, l’ordre des applications qu’elle bloque n’est plus fiable.
  • Depuis une ligne, ouvrez le plan PRA pour vérifier que la procédure suit le même ordre que la séquence.